vendredi 17 décembre 2021

Le Rafale Marine face au tremplin indien


Alors que Florence Parly est de nouveau en Inde pour discuter du partenariat stratégique (encore plus stratégique après AUKUS), le Rafale M va entamer à Goa en janvier des tests d'appontage avec tremplin. Objectif: convaincre la marine indienne. 

Ci-dessus: l'INS Vikrant et son tremplin.


La grande histoire du  Rafale en Inde est loin d'être terminée. Outre les 36 appareils commandés en 2015 pour l'Indian Air Force (33 livrés à ce jour), des négociations existent pour deux programmes majeurs. Avec l'IAF toujours, pour 144 appareils en jeu, et avec la Marine, pour potentiellement une cinquantaine de Rafale Marine.

En effet, avec l'ambition de la marine indienne de pouvoir disposer de 3 porte-avions à horizon 2025, les besoins de l'aéronavale sont conséquents. Avec les avions russes hors-jeu, et un F-18 désormais en très mauvaise posture industrielle et commerciale, les chances du Rafale M de Dassault deviennent vraiment sérieuses. Il y a bien le Tejas indien mais quelques gammes en dessous.

Or, les porte-avions indiens disposent de tremplin, comme les modèles britanniques de la classe Queen Elisabeth (sur lequel d'ailleurs le F-35B a connu une grave mésaventure récemment), quand le Rafale est lui habitué aux catapultes du Charles de Gaulle ou des bâtiments de la Navy américaine.  

C'est pourquoi dès le mois de janvier 2022, Dassault Aviation va s'employer à démontrer les capacités du Rafale M sur tremplin. A noter que le F-18 réalise déjà ces tests en décembre. 

En cas de succès - même s'il faudra être patient - ce serait le premier contrat export du Rafale Marine. 

Quant à la Marine Nationale, elle serait pas contre un lot supplémentaire. 


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