Créée il y a à peine un an et demi, la start-up Harmattan AI est aujourd'hui valorisée à hauteur de 1,4 milliard d'euros, accèdant ainsi au rang symbolique de "licorne". Une première dans l'écosystème de l'innovation de défense en France. L'opération a été rendue possible grâce à une levée de fonds de 200 millions de dollars pilotée par… Dassault Aviation. L'acte de naissance d'un partenariat aussi stratégique que prometteur ?
Images: Dassault Aviation.
Surprise ce lundi 12 janvier au petit matin, avec la parution d'un communiqué de Dassault Aviation annonçant un partenariat stratégique pour accélérer l’intégration de l’autonomie maîtrisée et de l’IA au sein des systèmes de combat aérien. Dans le cadre de cette collaboration, Dassault Aviation participe au tour de table -que le groupe pilote- de la levée de fonds série B de 200 millions de dollars d’Harmattan AI (170 millions d'euros).
Fondée en avril 2024, et plus discrète que Mistral (qui a aussi mis un pied dans la défense), Harmattan AI s'est faite connaitre tout récemment grâce à des contrats en France (DGA, 1 000 drones SORONA) et au Royaume Uni (OTAN, 2 000 drones intercepteurs GOBI) concernant ses systèmes de drones. Avec donc déjà près de 3 000 drones dans la balance, la start-up explose tous les chiffres des dronistes français plus "traditionnels" réunis… et ça sur 15 ans.
Mais tout comme Helsing, où les Américains d'Anduril ou Shield AI, cette société de la new defense, ou defense tech, qui développe avant tout des systèmes d'intelligence artificielle compte étendre son catalogue à toutes les familles de systèmes autonomes, tout en renforçant ses infrastructures de production. Ce à quoi aidera cette levée de fonds majeure.
Elle reçoit donc le soutien de Dassault Aviation (vrai choix de souveraineté, dans la ligne politique du groupe), qui illustre ce partenariat en mettant son futur drone de combat furtif à l'honneur. Harmattan devrait en effet jouer un rôle majeur en matière d'intégration de fonction d'IA embarquée dans ce programme UCAS, tout comme dans celui du Rafale F5.
« Dassault Aviation a toujours placé l’excellence technologique et la souveraineté au cœur de ses valeurs. Ce partenariat avec Harmattan AI illustre notre engagement à intégrer des solutions d’autonomie à forte valeur ajoutée dans la prochaine génération de systèmes de combat aérien. En unissant nos forces à une entreprise innovante et agile, nous renforçons notre capacité à fournir les solutions avancées requises par nos forces armées dans les décennies à venir », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur Général de Dassault Aviation.
Aparté pour finir : l'actualité de l'avionneur en ce début janvier se résume à la livraison de 26 Rafale en 2025 (et les 3 premiers Rafale indonésiens), des rumeurs de contrats Rafale en Irak et en Inde, un premier vol à venir pour le Falcon 10X, et… aucune nouvelle du SCAF !
PS : Et j'en profite également pour souhaiter une excellente année 2026 aux lecteurs et lectrices de ce blog ! Encore une de ces années qui débutent un peu fort.
Je crois au contraire que l'association Harmattan AI / Dassault est une illustration parmi d’autres de la mise en place de l’outil industriel à même de développer le Rafale F5, lequel avec son UCAV, ses autres effecteurs, son cloud de combat, ...n’est rien d’autre qu’un SCAF-1.
RépondreSupprimeroui, personnellement je surnomme tout l'environnement F5 "pré-SCAF". Mais un sujet à la fois :;)
Supprimer