vendredi 11 septembre 2026

Le lanceur « Baguette One » de HyprSpace décollera de Biscarrosse en 2027

Au lendemain du Sommet International de l'Espace de Paris, la Ministre des Armées, la Direction générale de l'armement, et HyprSpace confirment officiellement que le premier tir du lanceur "Baguette One" de la start-up se fera depuis le Centre d'essais des Landes, près de Biscarrosse, en 2027. Ce lancement, qui sera suborbital, marque l'émergence historique des essais spatiaux civils et privés depuis la métropole.

Ci-dessus: vue d'artiste du démonstrateur Baguette One - HyprSpace.


La nouvelle est enfin officialisée. Les autorités militaires (Ministre, DGA, AID) ont confirmé que la DGA Essais de Missiles accueillera en 2027 au Centre d'essais des Landes le premier lancement de la start-up bordelaise du new space, HyprSpace. Le CNES est également de la partie. 

Le lanceur "Baguette One" est suborbital. Il préfigure d'une version orbitale dénommée "OB-1", microlanceur avec 250 kg de capacité de charge utile qui suivra l'année suivante (à Kourou ?). Si Baguette One servira donc de baptême du feu pour la société, qui enchaine toutefois les essais moteur réussis, ce qui devra valider son pari technologique audacieux (et breveté) en faveur d'un moteur hybride associant des carburants solides et liquides à très bas coût. 

De plus, HyprSpace vise désormais un marché aujourd'hui sous exploité des essais technologiques suborbitaux (expériences en microgravité, tests hypersoniques ou balistiques), marché qui intéresse notamment les militaires de nombreux Etats (Europe, OTAN…).

Cette annonce demeure unique dans le paysage du new space français et même européen, puisque HyprSpace est la seule start-up du secteur des lancements à avoir aussi profondément collaboré avec les autorités militaires. Un partenariat aussi rendu possible par le voisinage des deux entités au sein de l'écosystème girondin/aquitain, où la DGA dispose d'une formidable héritage en matière d'essais pyrotechniques. 

Précisons également que l'opération -autrefois espérée fin 2026/début 2027- se fera a priori au second semestre, alors que Biscarrosse accueillera aussi l'année prochaine les essais de la fusée sonde SYLEX (Système de Lancement d'Expériences) d'ArianeGroup, en version deux étages, ce qui devrait inaugurer une nouvelle campagne d'expérimentations dans le cadre du programme de planeur hypersonique V-MAX.

Notons enfin que HyprSpace inaugurera sa nouvelle usine du Haillan au début du moins d'octobre prochain.   


7 commentaires:

  1. Merci pour cet article sur ce bon vieux blog.

    J’ai mis le vers votre article pour essayer d'attirer quelques lecteurs d’OPEX 360, sait-on jamais...
    https://www.opex360.com/2026/09/11/le-ministere-des-armees-va-soutenir-le-premier-tir-du-lanceur-prive-baguette-one-concu-par-hyprspace/

    C’est toujours un plaisir de venir lire un article sur Pax Aquitania !

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  2. Pour ceux que ça intéresse, outre HyPrSpace et son Orbital Baguette-One (OB-1), il existe d’autres entreprises françaises du New Space qui planchent sur la question des petits lanceurs:
    – Sparkle Orbital avec son Étincelle
    – Sirius Space Services avec ses fusées de différentes contenances: Sirius 1, Sirius 13 et Sirius 15
    – Latitude avec son Zéphyr
    – Opus Aerospace avec sa Sterne. Je signale quand même que ce dernier projet semble avoir pris beaucoup de retard voire n’être qu’un scam ! Son patron, Safouane Benamer, annonçait fièrement un premier vol en 2025 et depuis absolument plus rien… Sa boîte semble avoir été plus ou moins « rachetée » par les Émiriens ou les Saoudiens, je ne sais plus. Bref on peut considérer qu’ils sont hors course désormais, mais après tout sait-on jamais.

    Michel Ardan

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  3. Bonjour,
    Ni l Europe et encore moins la France doivent regarder passer les trains du New Space ( même si je n apprécie pas cette dénomination ). Notre nation doit bouger !

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  4. Encore un bel exercice d’illusionnisme politico-médiatique où l'on vend la peau de l'ours avant même d'avoir coulé le premier plot de béton du pas de tir.

    Avant de s'extasier devant les communiqués triomphants, un rappel élémentaire de physique et d'histoire industrielle s'impose :

    La propulsion hybride n'a rien d'une nouveauté « disruptive » : L'ONERA a essoré le sujet dès les années 1960. Les limitations intrinsèques du concept sont connues et documentées depuis un demi-siècle par les vrais motoristes : taux de régression anémique du plastique solide, dérive inévitable du rapport de mélange au fil de la combustion et instabilités thermo-acoustiques destructrices. Prétendre contourner ces lois physiques d'un trait de plume sur un diaporama de start-up relève soit de la naïveté académique, soit de l'argumentaire pour investisseurs crédules.

    L'aberration sécuritaire à Biscarrosse : Vouloir faire décoller un engin non éprouvé, combinant de l'oxygène liquide cryogénique sous pression et un bloc solide, sur la façade atlantique habitée et touristique des Landes est une hérésie. Entre la sécurité pyrotechnique des pas de tir, les servitudes de survol et les contraintes métrologiques d'un centre d'essais régalien, la réalité du terrain va très vite doucher les fantasmes parisiens.

    Le syndrome StratoBus : On rejoue exactement la même partition que pour le fameux dirigeable stratosphérique. À l'époque aussi, les ministres défilaient, les subventions publiques coulaient à flot au nom de la « souveraineté » et la presse relayait sans filtre des calendriers intolérables aux lois de la thermodynamique. Résultat ? Des millions d'euros d'argent public évaporés et un atterrissage forcé dans le mur du réel.

    Tant qu'on n'aura pas vu un tir statique échelle 1 de pleine durée, instrumenté et sans défaillance de tuyère sur banc d'essai, cet étalage reste ce qu'il est : une coûteuse opération de communication ministérielle encadrée par des gens qui confondent la balistique avec un plan média. La physique, elle, ne lit pas les communiqués de presse.

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    1. Pour le Stratobus il faut regarder dans le sud de la France :
      https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/31085170666283/aerosats-a-nse-se-developpe-a-toutes-les-altitudes

      Au niveau des dirigeables, il faut aussi regarder ce que fait la start-up HyLigth:
      https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/vivatech-vivatech-ce-drone-dirigeable-francais-pourrait-changer-surveillance-reseaux-135429/Premier dirigeable vers 2028

      Pour le site de Flying Whales, c’est " en cours"...
      https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/aeronautique-defense/39828494023889/flying-whales-securise-plus-de-105-millions-d-euros-et-cinq-nouveaux-investisseurs-pour-ses-dirigeables-xxl

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  5. Il y a 7 concurrents sur le secteur à vouloir concurrencer Space X:
    https://www.presse-citron.net/adieu-spacex-ces-7-fusees-doivent-rendre-leurope-souveraine/

    Il y a loin de la coupe aux lèvres...

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  6. Les États-Unis d'Amérique ont officiellement annoncé avoir déployé de l'armement dans l’espace:
    https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/guerre-futur-etats-unis-ont-armes-espace-ce-quon-peut-deduire-ce-washington-refuse-dire-137773/

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