vendredi 26 janvier 2018

Cité de l'aéronautique: le projet Tarmaq se concrétise à Mérignac


Le projet Tarmaq se concrétise. L'étude de faisabilité de ce qui fut appelé jadis "Cité de l'aéronautique" a été réalisée ces derniers mois par Aérocampus Aquitaine, la ville de Mérignac, et d'autres partenaires. On évoque désormais un véritable parc à thèmes dédié au monde de l'aéronautique. 

On l'attendait pour la fin de l'année dernière, mais c'est ce 25 janvier qu'Aérocampus et la commune de Mérignac ont rendu compte de l'étude de faisabilité réalisée sur le second semestre 2017. 
Et comme annoncé déjà cet été, le projet ne sera pas un musée* au sens strict, mais une véritable "cité" consacrée à l'aéronautique, son histoire, ses métiers: réalité augmentée, simulation, jeux d’arcade, cinéma vertical, pilotage de drones loisirs... sont tant d'activités qui permettront aux visiteurs de pénétrer la "culture aéronautique". Mais c'est aussi ça le musée du 21ème siècle, toujours plus d'interactivité.



Les ambitions et les chiffres restent les mêmes, à savoir un projet évalué à 70 millions d'euros, bâti sur un terrain de 35 000 m² à Mérignac, en plein aéroparc, directement voisin des installations vitrines de Thalès (Campus) et Dassault Aviation (assemblage Rafale..), et surtout conçu pour accueillir 200 000 visiteurs à l'année, soit pour illustrer, deux fois moins que la Cité du vin à Bordeaux.
Sur ce dernier point bien sûr, il s'agira d'améliorer très largement les conditions de circulation au sein de l'aéroparc.

Les entités engagées sur ce projet sont Aérocampus donc, Mérignac, mais aussi la Métropole et la Région. Des industriels sont aussi de la partie (Dassault, Sabena Technics, Thalès), conscients du merveilleux relais d'influence qu'un tel centre constituerait.

Presque une surprise, un business model a même été annoncé ce 25 janvier par Alain Anziani, maire de Mérignac, Jérôme Verschave, directeur d'Aérocampus Aquitaine et Jérôme Darsouze, responsable du projet Tarmaq: 10 euros la visite simple, 20 euros avec une partie loisirs, et un pack complet à 25 euros incluant du "tourisme industriel" via la présentation des produits de haute technologie des partenaires industriels. Plutôt une très bonne idée quand on sait que - et c'est surprenant - ce monde demeure très mal connu du grand public. 

Le but est évidemment d'être autofinancé très rapidement, et non dépendre de l'argent public. 

A suivre désormais en 2018, la recherche du financement ainsi que l'appel d’offres qui désignera l’opérateur privé en charge l’exploitation. Tarmaq devrait si tout va bien voir le jour en 2021.



*la genèse du projet était bien de faire revivre le conservatoire de l'air et de l'espace de la base aérienne 106, aujourd'hui interdit au public pour raison de sécurité. Le projet a depuis pris une ampleur sans commune mesure.


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