jeudi 18 janvier 2018

Trois Chinook britanniques en renfort de l'armée française au Sahel


Emmanuel Macron et Theresa May se retrouvaient ce jeudi 18 janvier pour le sommet de Sandhurst. Il y était grandement question de défense et de sécurité. Et les britanniques n'ont pas déçu en annonçant le support de trois hélicoptères lourds CH-47 à l'opération française Barkhane au Sahel.

Photo: des soldats français et britanniques montant dans un CH-47 lors de l'exercice Griffin Strike en 2016 - EMA.


L'Entente Cordiale a du bon ! Voici enfin des hélicoptères lourds dans la BSS* ! Lors d'un sommet tenu au sein de la prestigieuse Académie royale militaire britannique de Sandhurst, plusieurs travaux au programme s'agissant de la coopération franco-britannique: immigration, terrorisme, dissuasion, FCAS (future combat air system), et... finalement l'annonce d'une participation britannique à l'opération française Barkhane dans la bande sahélo-saharienne.  
Ces trois hélicoptères lourds CH-47 Chinook apporteront "un soutien logistique aux troupes françaises dans leur effort pour accroître la stabilité dans la région du Sahel", apprenait-on ce matin dans un communiqué.
Pour les forces françaises qui sont présentes en nombre au Sahel avec 4 000 personnels, c'est bien sûr une bonne nouvelle, elles qui manquent généralement de ce type de moyens lourds, capables de transporter l'équivalent d'une section en une rotation (sauf évidemment, quand nous opérons en coalition, ce qui n'est donc pas systématiquement le cas ! #autonomiestratégique).
Pour le Président Macron, cela va également dans le sens d'un plus grand partage des responsabilités s'agissant de la sécurité du continent européen...  rendant possible l’allègement du dispositif français ? 

Et les anglais ne sont pas les seuls à venir en renfort dans la BSS, puisque l'Italie valide également un renforcement de ses capacités en Libye, et va déployer 470 hommes (avec 130 véhicules et 2 avions) au Niger. Hors Barkhane cependant, il s'agit d'accords bilatéraux.

Ces déploiements sont rendus possible par effet de pivot, grâce à un allègement des dispositifs occidentaux en Irak et en Afghanistan. Pour le Royaume-Uni, c'est bien sûr également le moyen, outre de s'inscrire dans le cadre de son partenariat stratégique avec la France (Lancaster House 2010), de montrer à l'Europe qu'il reste un acteur majeur de sa sécurité. Brexit ou pas.


*Oui les hollandais en avaient au Mali, mais dans le cadre de la mission de l'ONU MINUSMA, et non le cadre Barkhane, qui se veut lui, bien plus "offensif", puisque avant tout conçu pour exercer une pression constante sur les GAT (groupes armés terroristes).


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