La Direction Générale de l'Armement notifie une étude technologique auprès de Safran, concernant la caméra grand champ "Eurofl'eye" sur les futurs NH90 destinés au 4ème Régiment d'Hélicoptères des Forces Spéciales. Une étude qui en appelle d'autres avant l'arrivée des 6 premiers appareils, prévue pour 2025.
Ci-dessus: un NH90 TTH sur le stand du ministère des Armées à EuroSatory 2018
L'Eurofl'eye est développé conjointement par Thales et Safran. Il s'agit d'un capteur panoramique 3D d'aide au pilotage, également multispectral. Associé à un casque numérique tel que le casque binoculaire TopOwl de Thales, il permet aux pilotes de bénéficier d'une vue panoramique indépendante sur plus de 200°.
Eurofl'eye s'intègre grâce à la complémentarité avec la boule Euroflir 410, au sein du "Trailblazer vision system" qui permet aux hélicoptères (militaires ou civils) d'accomplir leurs missions les plus extrêmes, de jour comme de nuit, dans les pires conditions de visibilité qui soient.
Et comme l'indique justement le communiqué, "d'autres améliorations sont prévues au niveau de l'optronique embarquée: adoption d'une boule gyrostabilisée (Euroflir) de dernière génération développée par Safran, passage à un affiche numérique pour le casque des pilotes fourni par Thales".
Le NH90 "FS" doit recevoir toute une gamme d'équipements tactiques, adaptée aux opérations spéciales.
Communiqué ci-dessous - Cliquer pour agrandir


En 2025, on a aperçu la livrée du NH-90 FS alias " Cyrano" :
RépondreSupprimerhttp://www.paxaquitania.fr/2025/04/sofins-2025-le-nh90-standard-2-fs-en.html
"Les unités aériennes de la Nouvelle-Aquitaine vont aussi renforcer leurs moyens capacitaires dans les dix ans, et cela commence dès maintenant. Côté armée de Terre, le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau va recevoir ses 18 hélicoptères NHFS d'ici deux à trois ans, ce qui lui permet de transférer les Cougar rénovés de sa 1ère escadrille (1ère EOS) au 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) voisin, et les Caracal de sa 3e escadrille (3e EOS) à l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE). Un projet tranché il y a près de 20 ans par le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées…
RépondreSupprimerL'AAE crée donc à Cazaux, dès cet été, l'embryon de son deuxième escadron de Caracal, le 2/67, mais dont le nom de tradition n'est pas encore (officiellement) connu - peut-être Solenzara.
Cette création découle du plan directeur des hélicoptères, décrété par le général Tardif il y a déjà plusieurs mois. Il maintient de l'EH 1/67 Pyrénées comme unité de pointe dédiée au sauvetage de combat et aux opérations spéciales, et un escadron plus généraliste, le 2/67. Initialement, il était prévu de le missionner uniquement sur le sauvetage, à terre (Sater) et en mer (Samar), mais au vu de l'évolution de l'environnement international, cette spécificité n'est sans doute pas tenable très longtemps. Et il faudra sans doute tenir une posture plus guerrière, tout en tenant la capacité de service public.
Ce missionnement apparemment civil du 2/67 est d'autant plus artificiel que les Caracal issu du 4e RHFS qui l'équiperont à partir de cette année disposent de tous les équipements bons de guerre (blindages, lots d'autoprotection, patines de canons SH20). Cela contraste avec les Caracal OLA, livrés ces derniers mois en outremer, qui alignent une avionique dernier cri et une optronique plus moderne, mais pas de perche de ravitaillement ou de boîtiers d'autoprotection. Une reventilation des appareils et des missions n'est donc pas à exclure.
Cazaux confirme aussi sa vocation de pôle national d'hélicoptères dans l'AAE, avec presque tous les Caracal de première génération (17 sur 19) et donc probablement la moitié des 40 futurs Guépard.
Il est vrai que les environs offrent des zones d'entraînement avec des dunes (donc du sable), la montagne. Un lieu d'entraînement parfait donc pour former les jeunes pilotes, mais aussi assurer des préparations opérationnelles (la base aérienne 126 de Solenzara, en Corse, présente des atouts similaires). Cazaux a aussi un important dépôt de munitions, un atout pour mener des opérations depuis une future base mère de chasse, ou y débuter des raids avec des chasseurs importés.
Mais la région offre aussi des champs de tir, à Cazaux même et à Captieux. De quoi générer des zones d'accueil pour des exercices complexes, et des mises en conditions avant projection, mais aussi pour des essais particuliers. Captieux avait accueilli par exemple, en juillet 2025, les essais technico-opérationnels du système de leurrage GPS antidrones Skyjacker de Safran, menés conjointement par l'AAE et l'armée de Terre. Des essais de drones et de munitions téléopérées y ont aussi été réalisés."
Source:
https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/88736490483463/le-sud-ouest-au-coeur-de-l-innovation