vendredi 15 mars 2019

Quel dispositif pour la Marine pour suivre la pollution du Grande America ?


Comme vous le savez, les côtes de Gironde et de Charentes sont menacées par des nappes de fioul lourd échappées du naufrage du Grande America en début de semaine. La Préfecture Martine estime que les premières pollutions pourraient toucher les côtes de Nouvelle Aquitaine d'ici dimanche. En première ligne, le dispositif de la Marine Nationale.

Les images de ce porte-containers en feu sont impressionnantes. Parti de Hambourg, le Grande-America se dirigeait vers Casablanca quand un incendie s’est déclaré à bord dimanche 10 mars, s’étendant à un pont supportant une partie des 365 conteneurs du navire. 
A deux heures du matin, dans la nuit de dimanche à lundi, le capitaine décide de quitter le navire avec l’équipage à bord d’une embarcation de sauvetage : les 26 membres du personnel et un passager ont alors été secourus par une frégate britannique.

L’intervention de trois navires français anti-incendie provoquera finalement le chavirement du navire mardi, à 333 km des côtes françaises.

Le Grande America transportait, outre de nombreux véhicules d'occasion à destination du marché africain, des produits chimiques, mais c'est bien ses réservoirs de carburant qui représentent la menace directe.

L'épave repose désormais à plus de 4 600 mètres de fond, à l'ouest de La Rochelle.



Dès le début de la crise, la Marine Nationale a dépêché sur place des moyens très importants, avec notamment la FREMM Aquitaine. 


Suite au naufrage, c'est l’Argonaute, navire de la Marine spécialisé dans la lutte anti-pollution, qui a appareillé mercredi soir de sa base de Brest.
Les conditions de son intervention sur place ont été jugées très difficiles en raison des conditions de mer qui compliquent les interventions sur les deux nappes qui se sont échappées de l’épave.

L’Argonaute est  équipé d’une centrale à vapeur et d’eau chaude pour fluidifier les hydrocarbures pendant leur récupération. Il possède également deux bras qui peuvent se déployer rapidement autour d’une nappe de pétrole et agir plus vite et plus efficacement qu’un barrage flottant.


A ce stade, c'est bien sûr par les airs que la surveillance est la plus efficace. Le dispositif est complété par les avions  Falcon 50 et Atlantique 2 de la Marine qui surveillent l’évolution de la pollution.



La préfecture maritime de Brest a demandé le concours de l’Agence européenne de sécurité maritime dans l’éventualité où il faudrait déployer des moyens supplémentaires.

Les départements de Charente-Maritime et la Gironde ont placé leurs services en "phase de pré-alerte". Les Préfectures se tiennent prêtes à déclencher le plan Polmar Terre. Le plan est activé si le sinistre dépasse les capacités d’intervention des communes côtières.

Si par malheur, comme cela semble être le cas, les hydrocarbures devaient toucher le littoral, l'Etat Français a annoncé qu'il fera porter les préjudices sur l'armateur.



PS: la Marine Nationale ouvre un blog "MARINS EN NOUVELLE AQUITAINE"


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