lundi 18 mai 2020

La Space Force lance X-37B, et l'armée de l'Air ses premiers opérateurs satellite


Un point spatial aujourd'hui. Les USA ont relancé avec succès leur navette (drone) X-37B, tandis que le Commandement de l'espace français accueille ses premiers officiers "opérateur satellite".

Ci-dessus: le lanceur Atlas V qui a mené avec succès le drone X-37B en orbite ce 17 mai - DoD


Alors que l'Iran a  (enfin) lancé fin avril son premier satellite militaire, s'auto-proclamant par la suite « force spatiale », les USA gardent bien entendu un large leadership dans le domaine.
La communication a commencé tambour battant autour du lancement de la très fameuse Space Force (voir le clip officiel très hollywoodien ci-dessous), mais c'est aujourd'hui la navette X-37B qui nous intéresse.


Le drone X-37B (ou plus exactement l'un des X-37B) a donc décollé de Cap Canaveral sur un lanceur Atlas V pour sa 6ème mission ce dimanche 17 mai. Cet appareil longtemps resté mystérieux est aujourd'hui connu du monde entier. Signe du temps, le lancement a fait l'objet de félciitations officielles sur les réseaux sociaux de la part du secrétaire à la Défense Mark Esper. 

Pour une nouvelle mission de longue durée (la dernière établissait un joli record de 780 jours), le drone spatial va mener à bien plusieurs expériences orbitales tout à fait intéressantes, et lancer un micro satellite FalconSat-8.

Le drone X-37B dans la coiffe du lanceur Atlas V


En France, le premier opérateur satellite du Commandement de l'espace

Dans le même temps, l'armée de l'Air (et bientôt "de l'Espace") avance à son rythme avec la qualification de son tout premier officier, en la qualité d' « ingénieur mission satellite ». 
En effet, le ministère confirme qu'à l’issue d’une formation de plusieurs mois, réalisée au sein des équipes de maintien à poste des satellites militaires d’observation au Centre spatial toulousain du Centre national d’études spatiales (CNES), le lieutenant Charles, a été formé avec succès au métier d'ingénieur mission.

Ce dernier est affecté à l'’équipe de maintien à poste des satellites militaires CSO du CNES à Toulouse. Il a directement été suivi d'un second officier, le lieutenant Maximilien.

Pour rappel, les armées avaient annoncé leur volonté il y a un an de devenir leur "propre opérateur", ce qui n'était pas tout à fait le cas jusqu'à maintenant.

L'armée de l'Air reconnaît qu'il s'agit certes d'un « petit pas » en apparence, mais néanmoins d'un nouveau « bond » pour le Commandement de l’espace.

Le Commandement de l’espace, créé à l'automne 2019, va continuer sa montée en puissance en augmentant progressivement ses effectifs à Toulouse (hébergé par le CNES) avec durant l'été qui arrive l'intégration d'une vingtaines d’officiers supplémentaires. Les recrutements pour ces postes d'OSC sont d'ailleurs ouverts. Ces équipes apprendront à opérer les systèmes PLEIADES et CERES, en plus de CSO.

Le CDE sera tout à fait opérationnel à l'été 2021 si tout va bien, mais bénéficiera de son plein potentiel d'ici à 2025, avec ses propres structures et un centre de contrôle dernier cri. 

La France n'est pas la seule puissance moyenne a vouloir se doter d'un commandement dédié aux opérations spatiales: le Japon inaugure ce 19 mai son premier "Space Operations Squadron" dont la mission sera la surveillance des satellites et débris.  


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