mardi 20 mars 2018

Renforts d'hélicoptères alliés au Sahel


Les opérations françaises en bande sahélo-saharienne (BSS) bénéficieront dès cet été de l'apport fort bienvenu des hélicoptères chinook britanniques. Du côté de la mission de l'ONU, c'est le Canada qui arrive en renfort.

Les CH-47 britanniques seront basés au Mali et leur emploi bénéficiera à l'opération Barkhane, comme au dispositifs Sabre (forces spéciales).

L'apport des Chinook est pour les forces françaises qui sont présentes en nombre au Sahel un gain tactique indéniable.  Ce type de moyens lourds, capables de transporter l'équivalent d'une section en une rotation, fait cruellement défaut à l'armée française lorsqu'elle opère sans ses alliés traditionnels, la plupart étant possesseurs de ces appareils d'origine américaine.

D'autre part, il y a l'Italie qui va déployer 470 hommes au Niger, possiblement avec des hélicoptères, mais pour sa propre opération.
Mais surtout, le ministre canadien de la Défense nationale Harjit Sajjan a annoncé le 19 mars le déploiement (au moins pour une année) d'hélicoptères CH-146 Griffon et CH-47F Chinook au sein de la MINUSMA, la mission de l'ONU au Mali. Ils croiseront les hélicoptères de manœuvre NH-90 allemands et belges qui devraient eux être rentrés en Europe d'ici là.

Un Ch-146 Griffon à gauche, spécialisé dans l'escorte. A droite, un Chinook canadien pour le transport lourd.

La question qui demeure est de savoir si ce plus grand partage des responsabilités en BSS, s'agissant directement de la sécurité du continent européen, rendra possible l’allègement du dispositif français... pas certain car la France garde dans cette région des intérêts stratégiques particuliers.
Mais comme le rapporte en audition à l'Assemblée le chef du renseignement militaire français (DRM), le général Ferlet, l'activité djihadiste en BSS se concentre désormais dans le sud (malien notamment). Ces moyens lourds permettant d'effectuer des bascules importantes arrivent donc à point nommé, pour la France comme pour l'ONU.

Sur le même sujet, on apprend également qu'après un an de déploiement au Mali avec l'ONU, les Tigre allemands de la Bundeswehr ont effectué 148 missions et accumulé plus de 1 000 heures de vol. Les mécanos ont quant à eux passé plus de 14 500 heures à s'occuper des hélicoptères. 
Pour rappel, les allemands avaient perdu un appareil en juillet 2017, un accident qui avait coûté la vie aux deux membres d'équipage.


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