mardi 24 avril 2018

Cognac monte en puissance avec ses drones


En audition au Sénat, le chef d'état major de l'armée de l'Air, le Général André Lanata, a donné plusieurs précisions sur la montée en puissance des drones MALE au sein de l'Armée de l'air. Dès 2019, une escadre de surveillance sera créée à Cognac.  

Dans le cadre des travaux parlementaires sur la prochaine Loi de programmation militaire, le CEMAA André Lanata était récemment en audition au Sénat. Il s'y est notamment exprimé sur les capacités drones de l'Armée de l'air.

6 drones MQ-9 Reaper sont actuellement en service au sein de l'escadron 1/33 Belfort, 5 au Sahel, et 1 sur la base de Cognac pour la formation. Ces 6 drones représentent 2 systèmes, sur les 4 systèmes commandés, donc au total, 12 drones. 
Le Reaper du fabricant américain General Atomics est, rappelons le, un drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) conçu pour la surveillance et la collecte de renseignement, et s'il dispose d'armement, capable de frappes aériennes. 

Les 6 drones encore attendus seront livrés en 2019 et 2020, et seront au standard Block 5 (contre Block 2 pour ceux déjà en service chez nous). Ils seront surtout armés, puisque la décision au niveau politique fut prise à Paris en septembre dernier. Est aussi prévue l'emploi d'une charge utile ROEM pour "Renseignement d'origine électomagnétique" à l'horizon 2020. Enfin, un simulateur de mission sera également livré à Cognac, lui dès cette année 2018. La formation reste une priorité. 

Au final, cette montée en puissance des drones à partir de 2019 amènera la création au sein de l'Armée de l'air d'une escadre de surveillance à Cognac.



Avec 12 drones Reaper potentiellement armés ou dotés d'une charge ROEM, l'Armée de l'air sera donc en 2020 remarquablement bien pourvue avec son escadre de surveillance.

L'arrivée des Reaper, décision hautement symbolique (et franche) de Jean-Yves Le Drian en 2013, a changé la façon de mener les opérations pour l'armée française. Ils viennent de dépasser le cap des 20 000 heures de vol, essentiellement sur théâtre extérieur. 


L'Eurodrone pour 2025

Et ce n'est pas tout, puisque du côté de l'Eurodrone (ou EUROMALE), les choses pourraient vite avancer. Airbus présente sur le salon aéronautique de Berlin une maquette de son futur drone MALE. Comme prévu, selon la volonté du maître d'oeuvre, c'est un bimoteur. Reste à savoir ensuite s'il sera armé, car certains pays européens, l'Allemagne en tête (surtout en fait), pourraient bloquer sur ce sujet.



Le projet associe pour le moment la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, et probablement les Pays-Bas. 
L'EuroMale est attendu pour 2025. La France se serait engagée à commander 12 à 16 exemplaires.


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