lundi 27 avril 2020

Un Atlas pour la Polynésie


L'armée de l'Air vient de recevoir son 17ème Airbus A400M "Atlas". Un appareil, qui outre sa vocation militaire, s'avère être un instrument humanitaire précieux. Il l'avait déjà démontré en 2017 après l'ouragan Irma, et cela est de nouveau le cas aujourd'hui durant la crise du COVID-19 alors qu'un A400M a ravitaillé Mayotte et qu'un autre appareil est désormais basé en Polynésie pour une durée d'un mois.

Ci-dessus: l'A400M lors de son arrivée à Tahiti dimanche 26 avril - Armée de l'Air


Dans le cadre de l’opération « Résilience », un avion de transport A400M de l'armée de l'Air est déployé en Polynésie française depuis ce week-end, et ce pour une durée d'un mois.
Pour faire face à la crise du Covid-19, l'EMA renforce les moyens à  l 'Outre-Mer. Le ministère précise d'ailleurs que la quasi-totalité des pays riverains et îles du Pacifique ayant fermé leurs accès aériens civils, le chef d’état-major des armées a  ordonné, de placer cet appareil sous le contrôle opérationnel des Forces armées en Polynésie française (FAPF).

Plutôt habituée aux petits (mais très polyvalents) CASA, l’A400M va faire du bien avec ses capacités de transport supérieures à 30 tonnes.
Ce détachement de la 61e Escadre de transport (Orléans) est d'ailleurs arrivé à Tahiti Faa'a dimanche soir (après 3 escales: 2 au Canada, 1 à Honolulu) avec du matériel: 10 respirateurs ainsi qu'une partie du fret qui n'avait pas pu être embarqué lors du dernier vol de continuité territoriale, du gel hydroalcoolique, des gants chirurgicaux pour l’hôpital... mais également des billets de banques pour l'IEOM et du matériel pour différentes administrations.

Sur réquisition du haut-commissaire en Polynésie française, il pourra ainsi acheminer ou aller récupérer du fret, ou contribuer aux évacuations sanitaires, au même titre que les autres aéronefs des FAPF, et en complément des avions civils polynésiens.
Il pourra prendre en charge les évasans (évacuations sanitaires) en Nouvelle Zélande et intervenir au besoin pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna.

A noter que l'ensemble des personnels (2 équipages + le personnel de maintenance) a été mis en quatorzaine avant le départ, puis testé, 2 fois. Il est de plus placé en isolement sur place, en application des mesures de prévention appliquées à toutes les unités des FAPF pour limiter les risques de contamination au maximum. Il ne sortira de cet isolement que pour effectuer les missions qui lui seront assignées.



La LPM prévoit que 25 A400M soient en service dans l'armée de l'Air en 2025, mais la France s'était engagée à en commander une cinquantaine sur la durée de vie du programme.

Nous restons enfin convaincus sur ce blog que l'avenir passera par un renfort plus régulier des Outre-mer, notamment en moyens lourds dans la zone Indo-Pacifique.
D'ores et déjà l'arrivée des ravitailleurs MRTT fait dire à l'armée de l'Air qu'elle pourra temporairement déployer une force de 20 Rafale dans la zone d'ici 2023.

Y maintenir ce type de moyens, comme l'A400M ou le Rafale, de façon permanente demandera cependant un effort bien plus important, ne serait-ce que pour gérer les problématiques de maintien en condition opérationnelle.


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