lundi 2 novembre 2020

Flying Whales, Shark, Delfox... les pépites s'engagent dans le futur d'Ariane


La Région Nouvelle Aquitaine a engagé un partenariat avec l'accélérateur de projets d'Ariane Group, ArianeWorks, dans le but d'entraîner plusieurs PME innovantes dans le programme Thémis, qui doit conduire Ariane vers le lanceur réutilisable.

Ci-dessus: vue d'artiste Flying Whales/ArianeWorks


Vous les connaissez peut-être ... ou en entendrez bientôt parler. Shark Robotics, Delfox, Flying Whales, OliKrom, Touch Sensity.... Ces PME ou start-up toutes basées en Nouvelle-Aquitaine rejoignent le projet Themis d'ArianeWorks (plateforme d’accélération lancée en 2019 par le CNES et Ariane Group sur la problématique des lanceurs futurs).

On le découvre annonce après annonce, si le "New Space" européen tarde réellement à décoller et pourrait bien prendre un retard irrattrapable faute de - vraie - stratégie commune, la France entend associer au programme de(s) lanceur(s) Ariane tout un environnement d'entreprises innovantes. On pense par exemple au convoyage maritime "décarboné" du lanceur Ariane 6 grâce à un navire hybride révolutionnaire (lecture en lien ci-dessous).



C'est dans ce cadre global que la Région Nouvelle-Aquitaine et Ariane Group ont annoncé début octobre que plusieurs PME de la région rejoignaient Ariane Works et son programme Thémis d'étage de lanceur réutilisable.

On ne connait pas encore le rôle de tous ces acteurs, mais l'on se chargera de détailler chaque projet sur ce blog*. Shark Robotics poursuivra par exemple sa diversification (après la sécurité civile et la défense) en entrant dans le monde du spatial.

Un contrat d'étude particulièrement marquant concerne cependant Flying Whales. L'entreprise qui s'installera à partir de l'année prochaine dans le blayais va en effet s'attaquer à la modélisation d'un concept de transport par dirigeable lors d'une mission de récupération de Themis en plein océan.
Il s'agit d'une hypothèse où le premier étage du lanceur serait revenu se poser sur une barge au large de la Guyane. Le ballon devrait alors le rapatrier par les airs jusqu'au Centre spatial guyanais.

Ce projet n'en est qu'au stade de l'étude préliminaire, mais il permet de noter l'ambition des acteurs, notamment en termes de normes environnementales. Le spatial (comme l'aéronautique désormais) compte bien prouver à ses détracteurs - verts - qu'il peut mettre ses technologies au profit de l'environnement.

Pour Flying Whales, qui outre la Gironde, va s'implanter au Québec et en Chine, le coup pourrait être double puisque la Guyane représente ce qui devrait être le cœur de son activité: l'exploitation forestière et le transport de charge en milieu difficile. La piste d'une usine d'assemblage en Guyane est évoquée pour un futur plus lointain. Elle desservirait toute l'Amérique du Sud si le marché est pérennisé. 


Les dirigeables de Flying Whales doivent voler pour la première fois à l'horizon 2023/24, tandis que les essais de lanceur réutilisable européen sont prévus environ à la même période. Il ne faut donc pas compter sur une application du concept avant 2030, si le projet est mené à son terme.



*Delfox (33): utilisation de l'intelligence artificielle en faveur de l’automatisation du traitement des données du lanceur.
OliKrom (33): peinture innovante qui caractérise les endommagements mécaniques en un coup d’œil.
Shark Robotics (17): robots pour les opérations de remise en sécurité de l’étage fusée.
Touch Sensity (33): démonstration du suivi de santé matière de la surface des matériaux par une technologie non intrusive.

3 commentaires:

  1. Bonjour, le LCA60T de FLYING WHALES ne sera pas dronisé ni semi-autonome. Je me tiens à votre disposition pour vous fournir des informations fiables sur le projet FLYING WHALES.
    Bien cordialement
    Romain Schalck

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    1. Bonjour ! C'est une mécompréhension alors. Pouvez vous m'en dire plus que je puisse effectuer une correction ? Je vous avoue qu'il m'a été difficile de trouver des informations ! TS

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  2. Bonjour, pourriez-vous m'envoyer votre adresse email pour que je vous envoie le communiqué de presse. Vous aurez alors mon numéro de téléphone.
    Cordialement,

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