mercredi 19 juillet 2017

Mérignac, capitale aéronautique, ne craint pas la LGV


La commune de Mérignac présentait début juillet son bilan économique du 1er semestre 2017. Alain Anziani, Maire de Mérignac, Marie Récalde, adjointe déléguée à l’éducation et à l’innovation, Jean-Marc Guillembet, adjoint délégué aux finances et au développement économique ont tenu à confirmer que malgré l'arrivée du TGV Bordeaux-Paris en 2h04, la capitale aéronautique girondine gardait toutes ses ambitions.

Illustration: une publicité pour la ligne grande vitesse de la SNCF, avec un Rafale en fond. Mais si, rappelez vous !


Évacuons d'emblée le sujet LGV. Si certains, enfin surtout Air France, pouvaient craindre un recentrage de l'activité économique sur le centre de Bordeaux, il n'en est rien, Mérignac bénéficie également de l’effet LGV.
L’aéroport de Bodeaux/Mérignac a enregistré un hausse de la fréquentation de 8,5% au premier semestre (l'international aide bien aussi) et compte même investir 25 à 30 millions d’euros sur fonds propres pour construire un nouveau terminal qui fera la jonction entre les terminaux A et B. Air France maintient l’intégralité de ses lignes, à savoir 248 vols par semaine (36 par jour) au départ de Bordeaux, dont 20 vols quotidiens vers Paris.


Le secteur aéronautique continue de planer

L'événement de l'année 2016 fut bien sûr l'ouverture du campus Thales et ses 2600 personnels, qui fait désormais face aux usines d'assemblage de Dassault Aviation. Les deux entreprises s'affirment comme les premier et troisième employeurs de la ville avec  4000 emplois, soit près de 10% de l’emploi privé et un tiers de l’emploi aéronautique.
Chez Dassault Aviation, la tendance est forte, notamment de par la volonté du PDG Eric Trappier, de rapprocher les cadres de la production. On s'attend donc à voir débarquer certains (si ce n'est pas la grande majorité) des bureaux d'études parisiens.

Et ce n'est pas tout, l'Aéroparc accueillera en 2019 le cluster Bordeaux Technowest dans nouveau building de 10 000 m².
En 2020, c'est une extension de l'aérocampus de Latresnes qui devrait s'installer sur la commune sur près de 40 000 m².  Centre de formation, espace consacré à la culture aéronautique avec des expositions des collections du conservatoire de l'air et de l'espace (enfin, croisons les doigts !), services d'hôtellerie et restauration. Une étude de faisabilité est actuellement en cours et le conseil municipal de Mérignac a récemment voté la participation de la ville à hauteur de 25 000 euros à son financement.


Le Ministère de la défense des Armées, premier employeur tout secteur confondu

Le Ministère de la défense, pardon des Armées, demeure le premier employeur à Mérignac avec plus de 3 000 civils et militaires.

Avec la principale implantation de la SIMMAD sur la BA106 depuis 2011 (et le CFA depuis 2013), la commune est devenu le centre de référence de la maintenance aéronautique militaire. Les élus rappellent qu'avec un budget de 2 milliards d’euros, la SIMMAD est le 4ème acheteur national.

Pour les industriels du secteur, client des armées françaises, s'installer sur l'aéroparc est donc logiquement une obligation. Les succès à l'export devraient renforcer cette tendance, et non la fragiliser, comme certains le redoutent (dès qu'ils entendent le terme "offset".)

En bref, l'agglomération bordelaise peut profiter sereinement de son "rapprochement géographique "avec la capitale, tout en assurant une avenir radieux à son pôle aéronautique de défense.

Un dernier mot: on regrettera cependant que la commune, et l'ensemble de la 6ème circonscription, ne soit plus représentée en Commission Défense à l'Assemblée Nationale, surtout maintenant que le budget, et notamment celui des équipements, est au coeur d'un débat plus que houleux...


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